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Bébé trop fatigué, réveils nocturnes et couchers difficiles : comprendre la sur-fatigue

  • 10 novembre 2025

Tu pensais qu’en le couchant plus tard, il s’endormirait plus vite ?

C’est l’idée reçue numéro 1 que je tiens à "dégommer" dans les ateliers que je donne dans la région toulousaine.
 
Pourquoi ?
 
Parce que les enfants et les bébés manquent de sommeil
et qu’on continue d’entendre des "Couche-le plus tard !" ;
"Elle fait des trop grosses siestes, c’est pour ça qu’elle ne dort pas la nuit", etc.

En général, c’est souvent l’inverse !
Quand un bébé ou un jeune enfant dépasse son temps d’éveil, son corps passe en "état d’alerte" — et le sommeil s’en trouve dégradé.
C’est ce qu’on appelle l’état de sur-fatigue : un trop grosse fatigue qui empêche ton enfant de bien dormir.


Qu’est-ce que la sur-fatigue chez le bébé ou le jeune enfant ?

La sur-fatigue, c’est quand ton enfant reste éveillé trop longtemps par rapport à ses besoins de sommeil.
Son corps libère alors des hormones de stress (adrénaline, cortisol) pour tenir bon, ce qui retarde ou fragilise son sommeil.

Résultat : il a l’air “épuisé”, mais s’endort difficilement, ou se réveille plusieurs fois la nuit.
C’est un peu comme si ton enfant voulait freiner, mais que son corps gardait le pied sur l’accélérateur.

Le savais-tu ?
Des études montrent qu’un enfant en sur-fatigue sécrète du cortisol et de l’adrénaline,
ce qui rend l’endormissement plus difficile.

Les signes qu’un bébé/enfant est trop fatigué : des signes trompeurs !

Il n’est pas toujours évident de reconnaître la sur-fatigue.

Enfant qui saute sur son lit – sur-fatigue et difficultés d'endormissement à Toulouse

Souvent, on pense que c’est bien quand son enfant s’endort en moins de 10 minutes.
En fait non.
Il est en état de sur-fatigue.
Et c’est une des origines des réveils nocturnes et des réveils trop tôt le matin (ceux vers 5h-5h40...)

A l’inverse, on a parfois un enfant "qui tient bien" et qui met mille ans à s’endormir.
On dira que "c’est un petit dormeur, qu’il n’est jamais fatigué".
Mais lui aussi est en sur-fatigue.

Ces signes de sur-fatigue sont souvent confondus avec de la “bonne résistance” ou un “caractère dynamique”.
En réalité, ils indiquent que ton enfant a dépassé sa capacité d’éveil optimale.

Les autres signes qui peuvent te mettre sur la piste de la sur-fatigue :

  • Difficulté à s’endormir malgré les signes de fatigue.
  • Agitation, pleurs, ou “regain d’énergie” au moment du coucher.
  • Réveils fréquents, sommeil léger.
  • Enfant ronchon, hypersensible ou surexcité en fin de journée.
Exemples vécus :
 
Lors d’un atelier au Pompon sur la Daronne (à Toulouse), j’échangeais avec une maman qui ne comprenait pas pourquoi sa fille de 15 mois tombait “comme une masse” à 20h30… mais se réveillait toutes les nuits à 3h.
 
Ou encore ce couple de parents de la région toulousaine qui n’avait pas du tout envisagé de coucher leur enfant plus tôt puisqu’il mettait plus d’1h à s’endormir (parfois plus), qu’il se réveillait de lui-même à 5h50 et qu’il avait l’air en pleine forme toute la soirée ! (Bon dans le matin, c’était plus dur, leur enfant était un peu ronchon et ne tolérait pas tellement les frustrations, de même qu’en fin d’après-midi)

Bon alors, comment éviter la sur-fatigue ?

La clé, c’est d’apprendre à repérer le bon moment pour le coucher :
pas trop tôt, mais surtout pas trop tard.

Tu peux noter les signes de fatigue et les moments auxquels tu les repères.
Après quelques jours, tu devrais voir se dessiner un "pattern" ;
ça pourra t’aider à ajuster l’heure du coucher.

Tu peux aussi te baser sur des repères selon les âges.
C’est particulièrement interessant pour les enfants dits "neuro-atypiques" (HPI, hypersensibles, etc) qui ne montrent pas toujours de signes de fatigue.

Pour eux, montrer un signe de fatigue, c’est faiblir !

A essayer également dès maintenant si tu es concerné.e :

  1. Respecter les fenêtres d’éveil adaptées à l’âge (par ex. 1h30 à 2h vers 6 mois, 3h à 3h30 vers 9 mois, 4h maxi jusqu’à 3 ans)
  2. Avancer l’heure du repas
  3. Mettre en place une routine apaisante et constante
  4. Éviter la sur-stimulation en fin de journée (jeux bruyants, écrans, lumière forte).
Ce travail sur le rythme de ton enfant est au cœur de mes accompagnements, pour aider les familles à retrouver des soirées calmes et un rythme de sommeil adapté à ton enfant.

En résumé

Un enfant/bébé trop fatigué ne dort pas mieux — il dort moins bien.
En ajustant son rythme, tu peux retrouver des couchers apaisés, des nuits plus longues, et bien souvent, un quotidien beaucoup plus serein aussi.

👉 Ce sujet est souvent au cœur des ateliers collectifs que j’anime à Toulouse et dans la région.
Pour ne pas louper les prochaines dates, abonne-toi à ma newsletter.


Envie d’aller plus loin ?

Si tu as besoin de retrouver des couchers paisibles et des nuits plus sereines :
👉 Découvre comment je peux t’aider avec les accompagnements personnalisés Bien Dormir Bien Grandir, à Toulouse ou ailleurs !


*Source : Feuille de route interministérielle en faveur d’un sommeil de qualité 2025-2026

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– Décharger les émotions : prévoir un temps calme ou un petit défoulement avant le coucher.
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